Comment vous assurer que vos emails HTML s’affichent correctement et arrivent à bon port ?

Par David Greiner

Mince, que de changements en 18 mois ! Dans mon dernier article sur Vitamin, je chantais les louanges des emails construits selon les standards et j'encourageais l’utilisation des CSS dans le design de vos emails. Bien que le marché des navigateurs ait continué à pousser à l’amélioration du support des standards, un acteur principal de l’industrie a malheureusement fait l’inverse.

Avec la sortie, plus tôt cette année, d’Outlook 2007 qui utilise le moteur de rendu de Word au lieu de celui d’Internet Explorer, mes recommandations ne sont plus d'actualité. J’ai donc décidé de revisiter mes suggestions originales et de les ajuster à la nouvelle ligne de conduite. En regardant les commentaires et les retours sur mon article d'origine, j'en ai conclu que s’assurer que les emails s’affichent correctement n’est qu’une pièce du puzzle, et j’ai donc dédié la seconde partie de cet article à des recommandations destinées à améliorer les chances que vos emails arrivent réellement à bon port.

Certaines choses changent, d'autres non

Bien que la meilleure façon de coder vos emails ait changé, un certain nombre de principes fondamentaux de la mise en forme d’emails n’ont pas changé d’un poil. Mon article d’origine se concentrait sur l’importance de construire l’email en prévoyant que les images puissent être désactivées et en s’assurant que l’affichage soit correct dans le panneau de prévisualisation. Non seulement ces notions sont toujours d'actualité, mais elles sont plus importantes que jamais dans la mesure où de plus en plus de clients de messagerie utilisent des panneaux de prévisualisation et bloquent les images par défaut.

Au cours des 18 derniers mois, nous avons vu sortir la nouvelle version d’Hotmail, connue sous le nom de Windows Live Hotmail, et la dernière mouture de Yahoo! Mail qui ont maintenant un panneau de prévisualisation qui bloque par défaut les images provenant d'expéditeurs inconnus. En matière de blocage d’images, il est donc raisonnable d’envisager qu’au moins la moitié de vos destinataires recevra votre email sans aucune image visible. Pour cette raison, il est toujours important de demander à vos destinataires, quand ils s’inscrivent à votre liste (et dans chacun des emails que vous enverrez par la suite), de vous ajouter à leur carnet d’adresses ou de contacts, ce qui permettra souvent à vos messages de s’afficher avec les images activées par défaut.

En plus du blocage des images et des panneaux de prévisualisation, mes autres recommandations sur le contenu essentiel, l’importance des tests et les points clés à éviter sont toujours autant d’actualité. Si ce ne déjà fait, assurez-vous donc d'en prendre connaissance.

Apprendre à aimer les CSS en ligne

Vous pourriez demander comment la mise à jour d'un client de messagerie particulier a pu changer complètement mon opinion sur l’utilisation des CSS dans les courriers électroniques. C’est facile. Outlook représente plus des deux tiers du marché des emails professionnels. Il est vrai que tout le monde n’est pas encore passé à la version 2007, mais de plus en plus de gens le feront. Ajoutez à tout ça les imperfections d’Hotmail et Gmail, et il devient difficile de justifier l’envoi d’un message embrouillé à tant de vos abonnés.

Ceci dit, pas besoin de jeter le bébé avec l’eau du bain. Les CSS ont toujours un rôle important à jouer, bien que sous une forme « en ligne » non sémantique, mais ça marche. Par exemple :

<p style="font-family:Arial; font-weight:bold;
font-size:11px; color:#060;">Regarde M’man, pas de sémantique !</p>

Je sais que beaucoup d’entre vous se hérissent à cette pensée, mais si vous cherchez à obtenir une certaine cohérence d’affichage dans une majorité d’environnements email, c’est votre meilleure option. L’intégralité des CSS n’est pas supportée, cela dit, vous travaillerez donc avec une sélection limitée. Voici un aperçu des différentes propriétés CSS supportées ou non dans les 14 clients email les plus populaires.

Pour un support fiable dans Outlook 2007 et Gmail, ainsi que dans beaucoup d’autres clients importants, tenez-vous en aux styles en ligne pour les propriétés suivantes :

Utiliser des tableaux pour la mise en page de base

Si vous désirez ajouter des colonnes ou d'autres éléments de design significatif à votre email, alors les structures en tableaux sont malheureusement le seul moyen. Le float et les largeurs sont encore actuellement tout simplement trop mal supportés pour que l'on puisse envisager des mises en pages entièrement en CSS. Ne vous emportez pas pour autant, ce n’est pas parce que vous pouvez utiliser des tableaux que les intégrations au pixel près seront chose aisée...

Comme pour les CSS, les différents clients email prennent en charge les tableaux de manière différente. Quand vous commencez à ajouter du cellpadding et peut-être même à imbriquer des tableaux, la situation peut vite se détériorer. Encore une fois, il y a des consignes basiques à respecter afin de conserver au moins votre santé mentale.

  1. N'abusez pas des imbrications. Dès que vous commencez à imbriquer plus d’un tableau de profondeur, certains clients email commencent vraiment à s’essouffler, particulièrement les vieux clients comme Lotus Notes. Même Outlook gère le padding d’un tableau imbriqué différemment de celui du tableau parent.
  2. Plutôt que de spécifier la largeur de votre tableau dans la balise <table>, spécifiez la largeur de chaque cellule dans la balise <td>. Vous verrez que cela vous offre plus d’homogénéité de rendu dans l’ensemble.
  3. Assurez-vous de ne pas mélanger padding et cellpadding via les CSS en ligne. Certains clients email ont vraiment beaucoup de mal avec ça, donc restez-en au cellpadding de base et n'utilisez pas de CSS pour obtenir de meilleurs résultats.

Voici l'exemple du code d'un tableau simple qui sera affiché de manière quasi uniforme dans les principaux clients email. Remarquez l’absence de CSS et d'attribut width dans la balise table.

<table cellspacing="0" cellpadding="10" border="0">
 <tr>
  <td width="120"></td>
  <td width="480"></td>
 </tr>
</table>

Ce qu’il faut retenir de ceci est qu’il faut simplifier les choses, ce qui à mon avis est une bonne chose pour les emails de toute façon. Evitez les grandes images et les mises en page complexes, et à la place concentrez-vous sur la lisibilité de votre contenu et ce quelle que soit la manière dont vos abonnés reçoivent votre email.

Anticiper

Bien que le manque actuel de support des standards dans le monde des emails soit décourageant, râler ne nous mènera nulle part. Nous devons commencer à nous faire entendre par les développeurs de clients email et les encourager à adopter les standards du web pour l’affichage des emails HTML. Il y a beaucoup de boulot, et c’est pourquoi nous avons lancé le Email Standards Project — une toute nouvelle initiative qui, espérons-le, élargira les lignes de communication entre les designers web et ceux qui sont responsables de l'amélioration de l’affichage des emails HTML dans les clients de courrier électronique. Allez y faire un tour et aidez-nous à passer le mot si vous pensez que c’est un sujet important.

S’assurer de la livraison de vos emails

Bien qu’assurer à un affichage homogène de vos emails soit déjà un défi en soi, vous avez encore du chemin à parcourir avant qu’ils arrivent effectivement dans la boîte de réception de vos abonnés. Tout le petit monde de la livraison d'emails a beaucoup changé ces dernières années. A l’origine, le contenu était roi. Tant que vous n’étiez pas sur liste noire et que le contenu de vos emails n’incluait pas trop de mots à connotation « spammesque », alors vous aviez de bonnes chances que votre email soit bien remis. Aujourd’hui, cependant, les moyens technologiques des fournisseurs d’accès et de filtrage de spam sont devenus beaucoup plus intelligents et agressifs.

Qui envoie l’email est devenu plus important que ce que l’email dit. Les fournisseurs d’accès font cette distinction en observant les habitudes de transfert de leurs utilisateurs et l'utilisation qu'ils font du bouton « Marquer comme spam » afin de lier ces informations au domaine expéditeur et à son adresse IP. Si un de vos abonnés ouvre régulièrement vos emails, vous devriez être tranquille... mais si un certain nombre d'entre eux ne les ouvre que rarement et les marque comme du spam, alors il y a des chances que vous n’atteigniez plus les boîtes de réception. Connue sous le nom de Réputation Expéditeur, c'est le facteur le plus important pour la livraison de vos emails à bon port. Comme dans le monde réel, avoir une bonne réputation inspire la confiance, et si les fournisseurs d’accès ne vous font pas confiance, vous avez un problème.

Ceci crée un nouveau défi pour quiconque envoie des quantités raisonnables d’emails. Avoir la permission initiale de vos abonnés ne suffit plus à assurer la bonne livraison de votre email. S'il n’est pas pertinent ou ne correspond pas exactement ce que l’abonné a demandé, vous courrez le risque de les voir marquer votre email comme étant du spam. C’est un système délicat mais extrêmement démocratique, votre capacité à livrer vos emails est réellement dans les mains de vos abonnés, alors traitez-les avec tout le respect qu’ils méritent.

S’assurer une bonne réputation

Les fournisseurs d'accès utilisent trois critères majeurs pour calculer votre réputation d’expéditeur, chacun d'entre eux étant facile à satisfaire si vous avez un peu de sens commun. Ces critères sont : votre taux de plainte pour spam, le pourcentage d’emails que vous envoyez à des adresses qui n’existent plus, et enfin le nombre d’adresses de « pièges à spam » auxquelles vous envoyez des emails. Les pièges à spam sont généralement des adresses email crées par les fournisseurs d’accès et les sociétés qui luttent contre le spam afin d’attirer le spam ; ces adresses ne sont jamais utilisées pour s'inscrire nulle part mais sont publiées à différents endroits où les « moissonneurs d’emails » ne manqueront pas de les récupérer.

En suivant les simples consignes suivantes, vous pourrez vous assurer que ces trois critères ne seront jamais un problème et ne terniront pas votre réputation d’expéditeur.

  1. Demandez-leur la permission — Classez celle là dans la rubrique « Si évident que cela ne vaut même pas la peine de le mentionner ». A moins d’avoir une permission claire et explicite de chacun des membres de votre liste, n’essayez même pas de leur envoyer quoi que ce soit. Il n’y a aucune nuance à faire ici non plus — comme être « un peu enceinte ». S'ils ne se souviennent pas de vous avoir donné leur permission, ils vous marqueront comme spam et descendront votre réputation en flèche. C’est aussi le seul moyen de s’assurer que vous n’enverrez jamais d’emails à des adresses de « pièges à spam ».
  2. Fixez-vous des objectifs et restez-leur fidèle – Au moment d’obtenir leur permission, que ce soit au travers d’un formulaire d’inscription sur votre site ou lorsque l'un d'entre eux vous donne son email hors ligne, assurez-vous de leur annoncer à quelle fréquence vous les contacterez et ce qu’ils doivent s’attendre à recevoir. Si quelqu’un s’inscrit à votre newsletter trimestrielle et que vous commencez à l'envoyer toutes les semaines, vous pouvez vous attendre à des plaintes pour spam.
  3. Soyez pertinent et intéressant — Celle-ci peut être dure à concevoir car elle a l’air si facile. Bien sûr que mes emails sont pertinents et intéressants ! Mais le sont-ils réellement ? Avant d’appuyer sur le bouton « Envoyer », essayez de vous mettre à la place de votre abonné et de vous demander honnêtement si c’est quelque chose dont vous aimeriez entendre parler. Il est de plus en plus fréquent pour les abonnés de marquer vos emails comme étant du spam même s'ils avaient souhaité les recevoir à l’origine, purement et simplement parce qu’ils ne sont plus assez pertinents.
  4. Facilitez la rupture — Une erreur singulière que je vois souvent est de rendre difficile la désinscription d’une liste par un abonné. Le raisonnement ici est que si vous cachez quelque part dans le pied de page le lien de désinscription avec une petite taille de police, il est probable que les gens ne s'en préoccuperont même pas. Aujourd’hui, si un abonné veut se désinscrire et ne voit pas immédiatement votre lien de désinscription, je peux vous garantir qu'il n'hésitera pas à cliquer sur le bouton « Marquer comme spam ». Si quelqu’un clique sur votre lien de désinscription, ne lui faites donc pas faire des acrobaties pour se désinscrire, un seul clic devrait suffire.
  5. Gérez tous les retours à l’envoyeur — Chaque fois qu’un serveur de mail reçoit un email pour une adresse qui n’existe plus ou qui est temporairement inaccessible, il vous renverra ce qu'on appelle un « retour à l’envoyeur ». Il s’agit d’un email simple qui explique généralement pourquoi l’email n’a pu être livré et existe en deux variantes. Un « retour définitif à l’envoyeur », qui signale une erreur permanente, indiquant que l’adresse désirée n’est plus en fonction, et un « retour temporaire à l’envoyeur », qui signale un problème temporaire comme une boîte de réception pleine. Dès que vous recevez un « retour définitif à l’envoyeur », vous devriez immédiatement retirer cette adresse de la liste. Bien qu'ils concernent par nature un problème temporaire, je vous recommande de garder la trace de tous les « retours temporaires à l’envoyeur ». Dès qu’une adresse email vous renvoie trois « retours temporaires à l’envoyeur », considérez qu’il est définitif et retirez l’adresse de votre liste. Votre réputation d’expéditeur vous en remerciera.

Faites un suivi des plaintes pour spam avec les boucles de feedback des fournisseurs d’accès

Parce que conserver votre taux de plaintes pour spam à un faible niveau est important, un certain nombre des fournisseurs d’accès les plus importants ont mis en place des boucles de feedback par le biais desquelles ils vous enverront un email à chaque fois que quelqu’un marque vos messages comme spam. Ceci est incroyablement utile — vous pouvez immédiatement retirer de votre liste quiconque se plaint de vos emails, et vous pouvez aussi jauger si votre contenu commence à devenir inapproprié. Voici quelques brèves instructions pour les boucles de feedback les plus importantes auprès desquelles vous devriez enregistrer les IPs de vos envois si vous prenez la peine d'envoyer vous-même vos emails.

AperçuCe que vous devrez fournir
Windows Live Hotmail (Hotmail/MSN)

Il est indispensable de s’inscrire au Hotmail Junk Email Reporting Program, qui inclue toutes les plaintes pour spam de Windows Live Hotmail et Windows Live Mail.

Informations sur la société et le domaine

Vos adresses IP d’expédition

Vos pratiques d’envoi

Supporter l’authentification d’email par Sender ID (voir explications ci-dessous)

Microsoft’s Smart Network Data Services

Une super façon de surveiller votre « livrabilité» sur tous les comptes Hotmail et MSN. Vous enregistrez vos IPs et ils vous diront s'il y a des problèmes de livraison.

Informations sur la société et le domaine

Supporter l’authentification d’email par Sender ID (voir explications ci-dessous)

AOL

Comprend toutes les plaintes pour spam des comptes pop et web des comptes AOL.

Informations sur la société et le domaine Vos adresses IP d’expédition

Yahoo! Mail

Yahoo! n’a pas actuellement de page dédiée à sa boucle de feedback mais vous pouvez vous enregistrer en leur envoyant un email.

Informations sur la société et le domaine

La clé de signature Domainkeys que vous utilisez pour chaque domaine (voir explications ci-dessous)

Un accord signé à renvoyer à Yahoo!

SpamCop.net

Une fois que vous avez créé un compte et que vous êtes connecté, vous pouvez ajouter la plage IP à surveiller ici.

Informations sur la société et le domaine

Vos adresses IP d’expédition

La plupart des fournisseurs d’accès utilise le format standard Abuse Feedback Reporting quand ils vous envoient ces plaintes, ce qui implique souvent de retirer toute information personnelle à propos de l’expéditeur originel de la plainte. C’est pour cela qu’il faudra vous assurer d'inclure une sorte d’identifiant (comme un identifiant d’abonné) dans l’email d’origine afin de pouvoir confirmer l’identité du plaignant et l’enlever de votre liste.

Adopter l’authentification d’email

L’authentification d’email est un ensemble de technologies qui ajoute une couche de garantie bien nécessaire aux emails que vous envoyez et peut améliorer instantanément votre capacité à être reçu par la plupart des fournisseurs d’accès. En mettant en place l’authentification pour tous vos domaines d’envoi, vous pouvez prouver qu’un email vient bien de vous et n’est pas frauduleux. Ces jours-ci, c’est devenu un must pour quiconque envoie une quantité conséquente d’emails.

L’authentification se met en place en ajoutant des enregistrements simples aux DNS pour chacun de vos domaines d’envoi. Par exemple, si vous envoyez vos emails depuis news@abcwidgets.com, vous aurez besoin d’ajouter vos enregistrements d’authentification dans les DNS de abcwidgets.com. A ce jour il y a deux systèmes d’authentification principaux que vous devriez utiliser :

Méthode d’authentificationFournisseurs qui le prennent en charge
Sender ID

Une technologie Microsoft basée sur le standard SPF, qui implique d’ajouter un enregistrement à vos DNS indiquant quels serveurs de mails sont autorisés à envoyer des mails en votre nom. Vous pouvez créer votre enregistrement Sender ID en quelques minutes en utilisant cet assistant.

MSN/Hotmail AOL Juno NetZero United Gmail
DomainKeys et DKIM

DomainKeys est une innovation de Yahoo qui implique d’ajouter un enregistrement à vos DNS contenant un clé publique, et d’ajouter ensuite une signature numérique correspondante dans vos entêtes d’email qui couple la clé privée correspondante à celle dans vos DNS. DKIM est un standard plus récent, combinant DomainKeys et un autre standard. Si possible, je recommande d’utiliser les deux.

Yahoo Gmail Earthlink

Faire le ménage chez soi

Bien, maintenant que vous avez une bonne réputation d’expéditeur et que vous vous êtes assuré de la garder sous contrôle en surveillant les plaintes pour spam, que reste-il à faire ?

Voici une liste des points les plus importants que vous devez vous assurer de contrôler dans votre infrastructure email.

  1. Le DNS inverse — Il est crucial de vous assurer que vous avez bien configuré le DNS inverse (RDNS) pour chaque adresse IP à partir de laquelle vous expédiez vos messages. Le RDNS permet notamment à un serveur de réception de mails d'inspecter l'adresse IP d'où provient le courrier pour vérifier que celle-ci est bien associée à un nom de domaine enregistré. C'est une procédure requise par la plupart des serveurs de mails entrants et les « listes blanches» , ne négligez donc pas ce point.
  2. Des entête de mails valides — L'information contenue dans les entêtes de vos courriers est essentielle pour un serveur de réception de mails qui doit décider s'il va accepter votre envoi. Assurez-vous que votre adresse de retour (là où les accusés de réception sont envoyés) est valide, que la version MIME et l'encodage sont corrects, que vous avez des signatures DomainKeys/DKIM et que les DNS inverses sont configurés. Je vous recommanderai aussi de prendre connaissance de l'entête List-Unsubsribe actuellement reconnue par Windows Live Hotmail.
  3. Réguler le débit de vos envois — Les vitesses maximales d'envoi sont différentes selon les fournisseurs d'accès. Si vous commencez à les dépasser, ces derniers vont vous considérer comme un spammeur et vont entreprendre de vous bloquer. Assurer vous d'adopter un rythme raisonnable pour le nombre de connexions et de messages que vous faites par heure de manière à ne pas venir marcher sur les pieds des FAI. Par expérience, la plupart des FAI vous permettront une centaine de connexions simultanées et environ 25 messages par connexion.
  4. Rester à l'écart des listes noires — A mesure que votre réputation d'expéditeur continuera d'embellir, vous devrez continuer à vérifier que vous n'apparaissez pas sur les listes noires. Même si vous suivez les règles de conduite que j'ai mentionnées ci-dessus, une inscription exceptionnelle sur liste noire peut arriver même au meilleur d'entre nous. Je vous recommande de consulter aussi souvent que vous le pouvez le Spam Database Lookup fourni gratuitement par DNS Stuff. Vous pouvez aussi vous appliquer à rentrer dans les listes blanches de fournisseurs comme AOL ou Yahoo!
  5. Gérer tous les comptes d'abus — Par défaut, certains logiciels anti-spams (et aussi certaines personnes) enverront leurs plaintes pour spam à l'adresse abuse@yourdomain.com. Veillez à ce que cette adresse soit active et qu'elle aboutisse bien à celui qui est responssable de votre réputation d'expéditeur. Si une plainte est envoyée, traitez-là immédiatement. N'oubliez pas non plus d'enregistrer vos comptes d'abus avec abuse.net.

Comme vous l'avez probablement compris, le marketing par email n'est pas une sinécure. Que ce soit pour assurer l'acheminement de votre courrier ou pour garantir un affichage soigné lorsqu'il est délivré. Si vous avez recours, pour vos envois, à un fournisseur de services de mails, comme mon entreprise Campaign Monitor, tous les défis techniques que j'ai examiné plus haut seront résolus automatiquement pour vous. Néanmoins le versant technique est juste une petite part de votre réputation — les ingrédients essentiels comme l'autorisation des abonnés et la pertinence de vos mails n'appartiennent qu'à vous. Si en revanche vous êtes responsable de l'acheminement des mails via vos propres serveurs, j'espère en partageant les leçons que j'ai apprises durement pendant ces dernières années, que vous réussirez à envoyer vos mails sans en perdre la raison.

Fiche technique

À propos de l'auteur

David Greiner est le co-fondateur du site Campaign Monitor basé à Sydney, un outil conçu pour les web designers qui souhaitent gérer des campagnes marketing pour tous leurs clients.

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